mercredi 18 novembre 2015


Les brumes de Grandville, tome 1: Monotropa Uniflora. 
Gwendoline Finaz de Villaine.
Editions B.
373 pages.

Résumé:

En 1919 à la fin de la première guerre mondiale, Apolline Destrac jeune orpheline de 17 ans, quitte le couvent de bonnes sœurs où elle a vécut pendant 6 ans, pour intégrer le château de Grandville des Montfaucon. Là-bas, son travaille consistera à enseigner la musique aux jumelles de la comtesse, Lisandre et Eugénie. Apolline s'habitue vite à sa nouvelle vie et tisse des liens d'amitié avec plusieurs autres employés. Elle ne tarde pas également à rencontrer le fils de Mme Montfaucon, Hector, tout juste revenu de la guerre, qui est aussi beau que cynique. Mais une nuit, dans sa mansarde, elle est témoin d'une apparition. Un jeune homme non dénué de charme et à la voix envoûtante, lui fait une bien étrange révélation.

Mon avis:

J'ai acquis ce livre grâce à un concours organisé par Rebecca, du blog Les lectures de Rebecca, que je remercie énormément, car sans elle je n'aurais peut-être pas découvert ce merveilleux roman.

L'intrigue m'a tout de suite captivé. Les histoires de vieux manoirs hantés j'adore. Alors, quand il y a aussi une histoire d'amour à la clé, j'aime encore plus.
Comme je vous l'annonçais dans le résumé, on va suivre Apolline, jeune fille passionnée de musique, qui va être embauchée pour donner des cours de piano et de chant aux filles de la comtesse de Montfaucon. Elle tombe vite sous le charme du fils de la comtesse, Hector, de retour du front. Jusque là rien de bien original, sauf qu'un soir, Apolline entend dans sa chambre la voix mystérieuse d'un jeune homme qu'elle ne peut pas voir, mais qui l'obsède. Cet esprit la met vite en garde contre certaines personnes du château qui ne semblent pas aussi honnêtes qu'elles en ont l'air.

J'avais lu pas mal de chroniques assez négatives sur ce livre, je ne partais donc pas très optimiste.
Pourtant, je l'ai dévoré en deux jours. Ce qui semblait être qu'une banale histoire d'amour sur fond de présences fantomatiques, est en réalité bien plus que cela.
La révélation de l'esprit est bouleversante car on ne s'y attend pas, enfin, moi du moins je ne m'y attendais pas. Elle chamboule toute l'histoire, qui commence vraiment à partir de là.

Le style d'écriture de l'auteure reste simple mais captivant. Elle arrive à recréer l'ambiance et le visage de la France au lendemain de la première guerre mondiale. Le retour des hommes est bien souvent difficile. Certains sont défigurés ou ont changé psychologiquement car ils sont traumatisés. Les femmes pendant ce temps n'ont pas eu non plus la vie facile, car elles ont dû supporter seules les charges de la vie quotidienne. Le peuple qui a perdu une bonne partie de ses citoyens pêne à se remettre. Les riches n'ont pas été épargnés par cette guerre, la demeure des Grandville en est la preuve. C'est dans une famille bouleversée qu'Apolline va mettre les pieds. D'autant qu'elle doit rester sur ses gardes dans cette grande demeure mansardée aux recoins sombres, qui contrastent avec le bel apparat des appartements de la comtesse.

C'est un livre qui se lit tout seul, où l'on ne s'ennuie pas. Je n'ai pas vu les pages d'effiler. On s'attache aux personnages, surtout aux domestiques du château comme Apolline ou encore son amie Mathilde qui sont des personnes simples, honnêtes et qui n'aspirent qu'à oublier cette guerre et vivre comme des jeunes filles de leur âge. Enfin, j'ai été charmé bien sûre par cette voix venue d'outre tombe, qui ne semble pas vouloir de mal à la jeune fille, bien au contraire. On a tout de suite confiance en lui et on veut savoir qui il est, pourquoi il est là et ce qu'il veut à Apolline.

Pour conclure:
Un roman captivant du début à la fin, dont le dernier chapitre nous laisse stupéfait. J'attends donc la suite avec impatience.

Ma note: 19/20.

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