vendredi 16 mars 2018

Là où la vie t'emmène...
Alban Gallée.
Editions City.
272 pages.
En librairie depuis le 31 janvier 2018.

Résumé:

Ă€ tout juste trente ans, Rose s’est enfermĂ©e dans une vie terriblement routinière, et elle sent la vie lui filer entre les doigts. Rose rĂŞverait de pouvoir tout quitter et tout recommencer. Loin du mĂ©tro parisien, du boulot et des habitudes qui l’emprisonnent.Un jour, sa mère l’inscrit Ă  un concours et, miracle, elle gagne le gros lot : six mois offerts sur une Ă®le en Australie. Rose n’hĂ©site pas longtemps, elle va enfin rĂ©aliser son rĂŞve. Vivre diffĂ©remment, ailleurs.A l’autre bout du monde, elle rencontre des personnages excentriques qui la poussent Ă  se remettre en question. Au fil de ses aventures, entre rires et larmes, elle repart Ă  la conquĂŞte du bonheur. Et sa vie en est transformĂ©e Ă  tout jamais… Enfin recommencer Ă  vivre.Une comĂ©die tendre et savoureuse.

Mon avis:

Lorsque les Editions City m'ont envoyé le catalogue de leurs parutions du premier trimestre de l'année 2018 j'ai été interpellée par le résumé de Là où la vie t'emmène... qui m'avait tout l'air d'être un roman touchant, offrant de profondes réflexions sur la vie et sur ce que l'on attend d'elle. Merci donc à eux pour l'envoi de ce titre.

Pour tout vous dire c'est un roman qui m'a laissé assez perplexe car autant j'ai adoré la première moitié que j'ai dévoré, autant la seconde m'a un peu déconcerté. Les cent premières pages se lisent assez vite comme un roman de Chick-lit, la plume d'Alban Gallée est à la fois drôle et pleine de jolies réflexions sur la vie dans lesquelles je me suis souvent reconnue. J'avais d'ailleurs parfois l'impression de lire un roman écrit par une femme.

 L'histoire c'est celle de Rose, une jeune trentenaire qui vit encore chez sa mère Ă  cause d'une maladie assez particulière et surprenante dont elle souffre depuis toute petite, celle de ne pouvoir jamais rien quitter. J'ai eu un peu peur que le sujet traitĂ© soit trop loufoque Ă  mon goĂ»t, mais je dois avouer qu'Alban GallĂ©e a rĂ©ussi Ă  inventer une intrigue qui tient la route. En effet Rose a dĂ©veloppĂ© ce syndrome Ă©trange Ă  cause de son père qui les a quittĂ© subitement et sans aucunes explications elle et sa mère il y a plus de vingt ans. 

J'ai trouvĂ© l'idĂ©e très originale, complètement crĂ©dible et surtout très attendrissante, je me suis donc beaucoup attachĂ©e Ă  la jeune femme qui peine ainsi Ă  vivre une vie normale. Chaque geste du quotidien est pour elle impossible si quelqu'un ne lui en donne pas l'autorisation, comme se lever le matin, quitter une conversation tĂ©lĂ©phonique, quitter son travail le soir, quitter ses vĂŞtements, sortir des toilettes... C'est un vĂ©ritable enfer qu'elle vit au jour le jour mais que malgrĂ© tout elle rĂ©ussit Ă  supporter grâce Ă  sa mère Jeanne, ses deux meilleurs amies Clara et Julie, ou encore Arnaud un de ses collègues qui veillent constamment sur elle. Pour autant, malgrĂ© l'attention que lui accordent ses proches Rose ne supporte plus sa vie monotone, et rĂŞve d'indĂ©pendance comme toutes les jeunes femmes de son âge.  Mais comment changer de cap lorsque l'on ne peut rien quitter ?

J'attendais Ă©normĂ©ment de son dĂ©part en Australie qui nous promettait d'après le rĂ©sumĂ© des aventures et des personnages excentriques, mais malheureusement je me suis beaucoup ennuyĂ©e. En effet non seulement l'Ă®le en question est une Ă®le dĂ©serte, mais en plus la maladie de Rose l'empĂŞche en effet de faire Ă©normĂ©ment de choses, comme de sortir de la maison oĂą elle loge par exemple, donc les possibilitĂ©s d’Ă©vĂ©nements et de pĂ©ripĂ©ties sont vite très limitĂ©s. Les jours passent donc très lentement et on tourne un peu en rond. 

Alors il est vrai qu'elle va faire quelques rencontres pendant son séjour, mais les personnages qui débarquent sur l'île m'ont semblé sans intérêt, car la jeune femme partage très peu de moments avec eux, on n'en sait donc très peu à leur sujet. J'avais l'impression qu'ils arrivaient un peu comme un cheveu sur la soupe, et que finalement s'ils n'avaient pas été là cela n'aurait pas changé grand-chose. Son voyage aurait pu à mon sens être plus attractif si l'auteur avait fait le choix de l'envoyer sur une île habitée sur laquelle Rose à mon sens aurait tout aussi bien pu apprendre à combattre son syndrome en faisant un travail sur elle-même, tout en étant aidée par les personnes qu'elle aurait croisé sur sa route.

Cependant, si j'ai Ă©tĂ© déçue par son pĂ©riple qui n'en est pas vraiment un, sur lequel j'avais en plus devinĂ© les tenants et les aboutissants, je dois dire par contre que j'ai Ă©tĂ© surprise par la rĂ©vĂ©lation concernant une partie de l'enfance de Rose Ă  laquelle je ne m'attendais pas du tout et qui a su m'Ă©mouvoir. Pourtant lĂ  encore j'ai rencontrĂ© un problème, car l'auteur s'est servi de cet Ă©vĂ©nement dramatique pour la chute finale, et je n'ai pas rĂ©ussi Ă  trouver cela crĂ©dible, j'ai mĂŞme trouvĂ© cela plutĂ´t absurde. Je pense que mon cĂ´tĂ© trop rationnel m'empĂŞche souvent de croire au surnaturel malheureusement. 

Pour conclure :
Un roman dont la première partie m'a beaucoup plu, que j'ai trouvé drôle et touchante, mais qui m'a complètement déçu par la suite. Le voyage invoqué est ennuyant, et les personnages croisés sans grand intérêts. De plus je n'ai pas aimé la tournure qu'a pris l'intrigue dont la chute qui bien qu'émouvante m'a semblé assez peu crédible.

Ma note : 12/20.

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