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jeudi 8 mars 2018

La petite fille de la rue Maple.
Elaine Hussey.
Editions Mosaïc.
343 pages.

Résumé:

Shakerag, quartier noir de Tupelo, Mississippi. Eté 1955 C'est sur un air de blues joué à l'harmonica que Billie, dix ans, apprend que sa mère va mourir. Face à l’inacceptable, elle décide alors de braver son entourage et de retrouver son père, un musicien de blues autrefois renommé, mais qui vient de passer plusieurs années en prison, un homme dont ni sa mère ni sa grand-mère ne lui parlent jamais. Pour Billie, c'est la seule façon de défier le sort, et de trouver un nouveau point d'encrage dans un monde qu'elle voit encore comme une enfant, mais que l'adolescente qui se pointe en elle pressent plein de mystères et de dangers. Sans savoir qu'en se lançant dans cette quête, elle va faire voler en éclats des secrets enfouis depuis bien longtemps, et révéler une vérité bouleversante sur ses origines.

Mon avis:

J'avais découvert la plume de Elaine Hussey avec Sweet Mama's Cafe qui avait été un vrai coup de coeur. J'avais donc forcément envie de lire son second roman La petite fille de la rue Maple. Et je peux vous dire qu'il est aussi bon que le précédent.

samedi 24 février 2018

Ce soir on regardera le étoiles...
Ali Ehsani.
Editions Belfond.
320 pages.
En librairie depuis le 1 février 2018.

Résumé:

La guerre, c'est le quotidien d'Alì, huit ans. Les rues de Kaboul englouties sous les tirs de mortier, les terrains de foot improvisés au milieu des décombres, le petit garçon est habitué. Mais un soir, au retour de l'école, c'est sa maison qui a disparu et, avec elle, ses parents. Sans famille ni argent, Alì et son grand-frère Mohammed prennent la route. Direction l'Iran, la Turquie, la Méditerranée, d'autres rives, à la recherche d'autres étoiles sous lesquelles trouver refuge. Cinq ans plus tard, Alì est devenu un adolescent. Un gamin de treize ans cramponné au châssis d'un poids lourd en partance pour l'Italie. Un jeune homme épuisé, qui rassemble ses forces pour fuir, toujours plus loin. Seul. Car Mohammed, son grand frère, son héros, s'est égaré en chemin... Qu'est-il arrivé ? Les deux garçons pourront-ils jamais tenir leur promesse d'être réunis, libres et heureux, sous les étoiles ?

Mon avis:

L'émigration est un phénomène d'actualité qui prend de plus en plus d'ampleur au vue des très nombreux conflits qui sévissent actuellement dans des pays comme l'Afghanistan. Je suis donc toujours avide de lire les récits de ceux qui ont réussi à s'en sortir au péril de leur vie. Je n'avais lu à ce jour qu'un seul témoignage de migrant celui de la jeune Nujeen qui a fuit son pays en fauteuil roulant pour gagner l'Europe et qui m'avais beaucoup marqué. Je tiens donc à remercier les Editions Belfond pour l'envoi de ce titre qui m'a encore une fois énormément touché.

mercredi 21 février 2018

Les règles d'usage.
Joyce Maynard.
Editions 10-18.
550 pages.

Résumé:

Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l’entoure, faisant d’étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d’Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d’amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents – et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l’ont vue grandir ?

Mon avis:

Comme pour beaucoup de monde les attentats du 11 septembre 2001 à New-York m'ont beaucoup marqué.  Presque dix sept ans plus tard c'est une tragédie à laquelle je repense souvent avec toujours autant d'émotion. Je n'avais pour autant jamais lu de romans traitant de ce sujet. Alors lorsque Les règles d'usage est sorti en format poche je me suis précipitée en librairie pour me le procurer.

mardi 30 janvier 2018

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux.
Martha Hall Kelly.
Editions Charleston.
549 pages.
En librairie depuis le 9 janvier 2018.

Résumé:

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d'enfin montrer toutes ses cap1939acités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
La vie de ses trois femmes va se retrouver liiée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l'Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.

Mon avis:  

A l'école j'ai toujours apprécié l'Histoire, je suis en effet fascinée par le passé, par tout ce qui a existé avant nous, je suis toujours avide d'assimiler de nouvelles connaissances car j'estime qu'une des pires choses chez l'être humain c'est l'ignorance. Je suis particulièrement touchée par tout ce qui touche de près ou de loin à la seconde guerre mondiale, c'est pourquoi Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux était une lecture évidente. Je remercie donc les Editions Charleston pour l'envoi de ce titre.

vendredi 29 décembre 2017

Les jours sucrés.
Loïc Clément et Anne Montel.
Editions Dargaud.
145 pages.

Résumé:

À 25 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d'avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l'époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c'était l'occasion d'un nouveau départ ?

Mon avis:

J'ai découvert cette bande dessinée l'année dernière sur le blog Pretty Books. L'avis de Fiona ainsi que la couverture et le résumé m'ont convaincu. Je me suis donc empressée de me la procurer dès que je l'ai trouvé d'occasion.

mercredi 6 décembre 2017

La tresse.
Laëtitia Colombani.
Editions Grasset.
222 pages.
En librairie depuis le 10 mai 2017.

Résumé:

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis:

La tresse de Laëtitia Colombani a fait l'objet de très nombreux éloges. Je le voyais partout et tout le temps, sur les blogs, sur les chaînes Youtube, dans les journaux, à la radio... difficile donc de passer à côté de ce livre et de ne pas avoir envie de le lire. Je remercie donc toutes les personnes dont j'ai lu ou entendu les très bons avis pour m'avoir permis de le découvrir. 

mercredi 13 septembre 2017

Mille soleils splendides.
Khaled Hosseini.
Editions 10-18.
409 pages.

Résumé:

Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quartoze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs, "mille soleils splendides"?

Mon avis:

Cela fait plus de deux ans que je souhaite découvrir la plume de Khaled Hosseini. Il a l'air d'écrire des romans si beaux et si touchants qu'il me semble impensable de ne pas avoir lu au cours de sa vie au moins un de ses livres. Je me suis d'ailleurs procurée tous ses romans avant d'en avoir lu un seul tellement les critiques me confortent dans mes impressions concernant cet écrivain. C'est vers Mille soleils splendides que je me suis tournée tout d'abord, parce qu'il est celui-ci que j'ai acheté en premier et parce qu'il est celui qui est le plus plébiscité par les lecteurs et fervents adeptes de l'auteur.

vendredi 4 août 2017

Sweet Mama's Cafe.
Elaine Hussey.
Editions Mosaïc.
416 pages.

Résumé:

1969, Biloxi. Le Sweet Mama’s Café. C’est là qu’on peut déguster le meilleur Amen cobbler du Mississippi, cette délicieuse pâtisserie que Sweet Mama, soixante-quinze ans, confectionne depuis cinq décennies. C’est là aussi que vit Sis Blake, auprès de la figure lumineuse et protectrice de sa grand-mère. Un endroit où la jeune femme peut oublier la dureté de la vie, et les responsabilités qui pèsent sur ses épaules depuis ses quatorze ans, depuis la mort de ses parents. Mais un jour Sis fait une découverte qui bouleverse son monde : de vieux ossements humains, enterrés dans le jardin de Sweet Mama. Pour percer ce mystère et découvrir ce qui est arrivé bien des années plus tôt, elle va devoir plonger dans le passé de sa famille, et arracher au silence les secrets qu’on lui a cachés.

Mon avis:

Sweet Mama's Cafe est le genre de roman qui a tout pour me plaire. Si vous me suivez depuis quelque temps déjà vous connaissez sans doute mon amour pour les histoires se déroulant aux Etats-Unis dans les années 60. Je suis donc ravie d'avoir enfin pu trouver le temps de le sortir de ma bibliothèque et je dois dire que n'ai pas été déçue.

dimanche 30 juillet 2017

Filles du désert.
Chris Bohjalian.
Editions Charleston.
405 pages.
En librairie depuis le 15 mai 2017.

Résumé:

Alep (Syrie) 1915. 
Une jeune Bostonienne rencontre Armen, rescapé du génocide arménien. New York, 2012, Laura Prelosian entreprend un voyage à travers son histoire familiale et découvre un grand amour, le chagrin et un terrible secret enfoui depuis des générations.

Mon avis:

On parle très souvent du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale mais très peu de celui des arméniens qui s'est déroulé entre 1894 et 1922 alors qu'il a fait pourtant des millions de morts. Lorsque j'ai vu que ce roman traitait de ce massacre j'ai bien évidemment eu envie de le lire ne serait-ce que pour en apprendre plus sur ce drame terrible malheureusement encore trop peu connu aujourd'hui. Je remercie donc les Editions Charleston pour l'envoi de ce titre.

dimanche 7 mai 2017

Brodway - Une rue en Amérique, tome 1.   
Djief.
Editions Quadrants.
48 pages.

Résumé:

Carrefour entre les extravagances du music-hall et les "speakeasies" baignant dans les vapeurs prohibées d'alcool frelaté, Broadway ne dort jamais. Ses façades parées d'enseignes lumineuses attirent les hommes et les femmes qui vouent un culte à la nuit. Gangsters, écrivains, danseuses, nouveaux riches ou célébrités, tous se donnent rendez-vous sur la "grande voie blanche", animés d'un même désir : saisir le rêve et le faire sien. Le "Chapman's Paradise" est fermé momentanément : à la mort de Walter, Lenny et George Chapman décident de reprendre la direction de l'établissement. Mais le suicide de l'aîné des trois frères a couvert le club d'une mauvaise aura : il est déserté par ses chorus girls, et les deux frères ne connaissent pas encore grand-chose au monde du showbiz. Faisant fi de leur inexpérience, Lenny et George font le pari de rassembler une nouvelle troupe, et surtout de faire du cabaret un lieu incontournable de Broadway. Fanny King, une chorus girl ingénue et un peu distraite, s'est fait renvoyer du club qui l'employait à cause de son animal de compagnie. Mais la jeune femme est d'une nature optimiste et entreprenante ; ses recherches la mènent tout droit au Chapman's Paradise.

Mon avis:

Etant une amoureuse inconditionnelle de la ville de New-York et plus particulièrement du New-York des années 20 à 60, il était évidant que je ne pouvais pas passer à côté de cette bande dessinée dont la couverture est tout simplement sublime. 

mercredi 26 avril 2017

Le refuge des souvenirs.
Mary Marcus.
Editions Presses de la cité.
444 pages.
En librairie depuis le 16 mars 2017.

Résumé:

En Louisiane, en 1963, la haine est partout, mais les liens du cœur sont parfois plus forts que ceux du sang. Mary Jacob grandit dans l'indifférence générale. Son unique confidente : Lavina, la domestique noire de la famille, qui la considère comme sa fille. Quand Lavina est tuée lors d'incidents raciaux, Mary Jacob est envoyée en pension sans que le drame soit jamais évoqué. Pour se protéger, la fillette oublie tout de cette période. Trente ans plus tard, Mary Jacob retourne dans sa ville natale, auprès de son père mourant. Sur les traces de son passé, la jeune femme recouvrera-t-elle la mémoire ? Pourra-t-elle faire la paix avec sa propre histoire et avec Billy Ray, le fils de Lavina, blessé par le silence et les non-dits ?

Mon avis:

La ségrégation raciale est un sujet qui m'a toujours passionné et que j'adore retrouver en littérature, car aujourd'hui encore malgré tous les livres que j'ai lu sur ce conflit je ne parviens pas à comprendre comment de telles pensées, de tels actes ont pu être commis envers des êtres humains à cause d'une simple couleur de peau. Je remercie ainsi beaucoup les Editions Presses de la cité pour l'envoi de ce titre.

samedi 15 avril 2017

Vous n'aurez pas ma haine.
Antoine Leiris.
Editions Le Livre de Poche.
124 pages.

Résumé:

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l'horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n'aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n'a qu'une arme : sa plume. L'horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre dans ce témoignage poignant.

Mon avis:

J'ai attendu longtemps avant de lire le récit d'Antoine Leiris car je ne savais pas vraiment si j'étais prête à me remémorer cette journée du 13 novembre 2015. J'ai pensé à tort qu'il était encore trop tôt pour me plonger dans ses mots si tristes, mais en refermant ce livre j'ai compris combien j'avais eu tort.

mardi 11 avril 2017

Là où tu iras j'irai.
Marie Vareille.
Editions Mazarine.
358 pages.
En librairie depuis le 15 mars 2017.

Résumé:

Isabelle rêve d'une vie d'actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

Mon avis:

J'ai eu un véritable coup de cœur il y a deux ans pour Ma vie, mon ex et autres calamités, et même si j'ai un peu moins aimé Je peux très bien me passer de toi, c'est toujours un réel plaisir de retrouver la plume de Marie Vareille. Je remercie donc beaucoup les Editions Mazarine pour l'envoi de ce titre.

vendredi 17 mars 2017

Elle voulait juste marcher tout droit.
Sarah Barukh.
Editions Albin Michel.
423 pages.
En librairie depuis le 1 février 2017.

Résumé:

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.

Mon avis:

Vous connaissez sans doute si vous me suivez régulièrement mon amour pour les romans traitant de la seconde guerre mondiale. Je ne pouvais donc évidemment pas passer à côté de celui-là qui avait tout pour me plaire. Je remercie ainsi Albin Michel pour l'envoi de ce titre.

lundi 20 février 2017

Les larmes noires sur la terre.
Sandrine Collette.
Editions Denoël.
336 pages.
En librairie depuis le 2 février 2017.

Résumé:

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse». La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir. Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser. Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix? Après le magistral Il reste la poussière, prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

Mon avis:


Je n'avais jamais entendu parler de cette auteure mais la couverture choc de ce roman et son résumé empreint de détresse m'ont vraiment donné envie de la découvrir. Je remercie donc beaucoup les Editions Denoël pour l'envoi de ce titre.


mercredi 8 février 2017

Éloge de la passion.
Carlotta Clerici.
Editions Denoël.
398 pages.
En librairie depuis le 2 février 2017.

Résumé:

A Paris, Mathilde est une musicienne italienne mariée à un directeur d'orchestre avec qui elle a une petite fille. Alors qu'elle semble mener une vie épanouie, la jeune femme s'enlise dans la routine et n'arrive plus à trouver ni plaisir ni élan. En déplacement pour un concert à Côme, elle rencontre Francesco et, sans réfléchir, se livre corps et âme, balayant les repères de sa vie.

jeudi 5 janvier 2017

Lettres à Stella.
Iona Grey.
Editions Les Escales.
486 pages.

Résumé:

À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n'a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s'empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d'amour d'un autre temps. 1943. Dans une église de Londres bombardée par le Blitz, Stella rencontre Dan, un aviateur américain. Très vite, ils sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre. Leur histoire est a priori impossible. Rien ne joue en leur faveur : elle vient de se marier à un pasteur, lui n'a qu'une chance sur cinq de sortir vivant de cette guerre. Perdus et sans repères, la seule chose à laquelle les deux amants peuvent s'accrocher sont les lettres qu'ils s'écrivent, promesses d'un bonheur à venir. Le temps a passé, le destin est cruel, mais Jess est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Inspirée par cet amour, portée par son enquête, elle trouvera à son tour les clefs d'un avenir meilleur.

Mon avis:

" -Ce  n'est pas terminé, pas pour moi, insista-t-il. Je t'attendrai aussi longtemps que nécessaire... toute la vie, s'il le faut. Et je t'écrirai. Je ne cesserai jamais de t'aimer, ou d'espérer. Tant que nous serons tous les deux en vie, je ne perdrai pas espoir."

Il y a des romans qui vous attire au premier regard, dont vous savez d'emblée qu'il vous émouvra comme jamais. Lettres à Stella fut clairement le cas. 

Je viens tout juste de refermer ce livre et il est difficile d'exprimer clairement son avis lorsque les émotions sont aussi intenses. J'ai lu beaucoup de romances, mais jamais aucune ne m'avait autant captivée et touchée. J'ai vécu cette histoire d'amour avec ferveur et passion pendant ces 486 pages, comme si Stella et Dan n'étaient pas des personnages de fiction, comme s'ils existaient vraiment. Qui ne rêverait pas de connaître un amour aussi puissant, une passion aussi forte que celle qui les lie? 

C'est une histoire d'autant plus bouleversante car il s'agit, on le comprend très vite, d'un amour dès le début condamné, empêché, interdit. Un coup de foudre qui a malheureusement eu lieu à une époque et dans un contexte qui n'ont pas permis à ces jeunes gens de s'aimer pleinement. Commence alors entre eux une relation épistolaire, rythmée par les quelques rares permissions accordées à Dan, pendant lesquelles ils se retrouvent secrètement, et où Dan va faire connaître à Stella des sentiments qu'elle n'aurait jamais imaginé possibles. Des lettres enflammées magnifiques qui m'ont souvent mis les larmes aux yeux par la façon dont Dan exprime ses sentiments envers elle, et par le charme qu'il dégage.  

Une histoire que certains qualifieront peut-être de démodée, fleur-bleue, sans doute, pourtant celle qui m'a le moins convaincu est celle de Jess et Will qui se déroule plusieurs années plus tard, de nos jours, et qui possède de grandes similitudes avec celle qui unissait Dan et Stella. Evidemment, ce sont également des personnages importants et essentiels au déroulement du récit, puisque la découverte de leur correspondance par Jess contribue à créer toute la nostalgie de cet amour perdu et va nous permettre de remonter le temps, d'autant plus que Jess et Stella ont un destin un peu identique, mais selon moi la relation amoureuse entre elle et Will n'était pas nécessaire et sans doute trop évidente à mon sens.

Quoiqu'il en soit Lettres à Stella est un petit bijou qui occupera une place de choix dans ma bibliothèque, car il a su ravir mon âme romantique. Un récit à la fois tendre mais aussi très dur par certains aspects, car Iona Grey évoque également un quotidien rendu difficile par la guerre, les privations, les bombardements, la peur de ne jamais revoir les siens, les conditions de vie très précaires, et notamment la place des femmes à cette époque. Un roman qui nous fait sourire et rêver, qui nous fait pleurer, qui nous fait espérer jusqu'au bout que Dan et Stella se retrouveront même si dès le début on le sait  quelque chose les a finalement séparé. 

Pour conclure:
Une histoire d'amour d'un autre temps, mais l'une des plus belles que j'ai lu à ce jour. Une rencontre, un coup de foudre interdit et empêché par un contexte familial lourd et une époque dévastatrice. Lettres à Stella a su me toucher comme rarement un roman l'avait fait. 

Ma note: 20/20. Un coup de cœur!

mercredi 14 décembre 2016

Soudain, seuls.
Isabelle Autissier.
Editions Le Livre de Poche.
217 pages.

Résumé:

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l’on voyage dans des conditions extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

Mon avis:

Je connaissais Isabelle Autissier seulement de nom, je savais qu'elle a été la première navigatrice à avoir accompli le tour du monde en compétition, mais je ne savais pas qu'elle était également écrivain. C'est donc avec une certaine curiosité que je me suis laissée tenter par son dernier roman édité tout récemment aux Editions Le Livre de Poche.

mardi 29 novembre 2016

Terminus Elicius.
Karine Giebel.
Editions Belfond.
291 pages.

Résumé:

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La résolution, peut-être, de cette ffaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...

Mon avis:

Terminus Elicius est le second roman de Karine Giebel que je lis puisque j'avais déjà pu découvrir l'auteure avec De force son dernier livre paru également aux Editions Belfond début 2016 et pour lequel j'avais eu un vrai coup de cœur. Je les remercie donc encore une fois pour l'envoi de celui-ci.

Je savais que Terminus Elicius était le tout premier roman de l'auteure, je ne m'attendais donc pas à ce qu'il soit forcement aussi bien construit et aussi aboutit que De force, car souvent la plume d'un auteur évolue et surtout s'améliore par rapport à leur tout premier écrit. Et bien pour tout vous dire j'ai été agréablement surprise de constater avec quelle facilité j'ai été  happée par cette histoire. A travers ce tout premier roman on aperçoit déjà l'oeuvre d'un écrivain de talent, une auteure de thrillers unique et incomparable, qui mène avec brio et subtilité ses intrigues, qui vous font douter jusqu'à la dernière page. Que dire de ce scénario si ce n'est qu'il est complètement fou. Ce qui arrive à Jeanne parait invraisemblable, mais au final est-ce si impensable que cela? Elle qui tous les jours a le même rituel, se lève et prend les transports en commun à la même heure, s'assoit toujours à la même place. Jeanne est une jeune femme solitaire, et prévisible, une proie facile finalement pour tous criminels qui se respectent. 

Outre une intrigue prenante, le personnage de Jeanne est fascinant. Le lecteur la perçoit surtout au début du roman comme une vieille fille de 28 ans, qui vit encore chez sa mère, qui a raté sa vocation, qui n'a pas de petit ami mais qui est amoureuse de son patron, qui ne vit qu'à travers ses rêves et ses fantasmes, qui manque cruellement de confiance en elle, qui est timide et discrète, comme transparente aux yeux du monde, qui mène une vie sage et bien rangée, qui fait toujours les mêmes choses, a toujours les mêmes habitudes, et qui souffre de tocs. Et puis, au fur et à mesure on comprend que c'est un personnage bien plus complexe que cela, car elle a un comportement de plus en plus étrange, elle est toujours sur le qui vive, a toujours peur de tout et des autres surtout. On sent qu'il s'est passé un événement tragique dans la vie de cette femme qui l'a détruite, et à cause duquel elle est un peu dérangée depuis.

Karine Giebel a vraiment le don de créer des personnages d'une force psychologique incroyable, des êtres sombres, écorchés, sur le point de craquer à tout moment, qui nous font peur, mais qui en même temps nous fascinent. J'ai adoré la complexité du caractère de Jeanne qui est à la fois imprévisible mais tout à fait compréhensible. Tout au long du roman elle va être partagée entre le désir qu'elle éprouve pour cet homme qui s'intéresse à elle, l'empathie, car malgré les horreurs qu'il commet elle ne peut s'empêcher d'essayer de comprendre ses actes abominables, mais aussi la culpabilité face aux sentiments naissants qu'elle ressent peu à peu pour ce meurtrier.

Avec Terminus Elicius l'auteure rentre vraiment dans la tête d'un assassin, elle cerne vraiment à mon sens la psychologie d'un tueur en série, et arrive même à le faire passer pour la victime finalement. On est vraiment ici dans une ambiance de tension croissante, d'angoisse perpétuelle. On soupçonne à la fois tout le monde et personne, parce qu'il est impossible de savoir réellement qui est ce fameux Elicius, comme il est impossible de comprendre réellement la personnalité de Jeanne, car tout est flou, l'auteure nous fait douter jusqu'au bout. Comment va t-elle gérer cette correspondance macabre? Que va t-elle faire? Le dénoncer? Rentrer dans son jeu? Et lui, qui est-il? Quelles sont ses intentions? Autant de questions qui nous tenaillent tout au long du roman et qui nous poussent à connaitre le fin mot de l’histoire.

Pour conclure:
Un premier roman mené avec brio qui nous prouve qu'à l'époque de sa sortie, Karine Giebel était déjà destinée à être une auteure de thrillers à succès. Des personnages insaisissables, complexes et torturés, un rythme lent, mais une ambiance sombre, oppressante et sans cesse grandissante. A lire.


 Aurore.
Karine Giebel.
Editions Belfond.
40 pages.

Résumé:

Dimanche 8 mai, 22h30.
Devant moi, une feuille blanche. Un cahier entier de feuilles blanches. Comme autant de possibilités. Autant de mains auxquelles me raccrocher pour éviter la chute, peut-être. Ce soir, j'ai décidé d'écrire tout ce que j'avais à dire. Tout ce que mon cœur, énorme mais si fragile, ne peut plus contenir. Ce soir, m'ouvrir les veines et noircir ces pages avec mon sang.
Aurore est sur le point de fêter ses 18 ans. A un âge où on a la vie devant soit et tout pour être heureux, Aurore elle voit la vie en noir. 


Mon avis:

Je ne suis pas du tout en temps normal adepte des nouvelles. A peine le temps de s'imprégner de l'histoire que l'on tourne déjà la dernière page.J'ai très souvent une impression d'inachevée, je reste sur ma fin, et je suis donc toujours déçue.

Hors, celle-ci m'a chamboulé. L'intrigue est comme précédemment très sombre, très triste aussi, les personnages sont plein de colère, de désespoir, elle m'a fait l'effet d'un coup de poing. En à peine quarante pages, Karine Giebel nous démontre à quel point l'humain peut être méchant, notamment à l'adolescence, où tout est prétexte aux moqueries de l'autre. C'est ce que vont subir de deux manières différentes Aurore et son jeune frère Alban dans leur lycée.

J'ai été profondément touchée par la détresse de ces deux adolescents qui n'ont commis qu'une faute celle d'être trop naïf ou différent. J'ai terminé cette nouvelle les larmes aux yeux car elle se termine de la pire des manière, mais aussi d'une certaine façon en colère contre ces deux jeunes qui n'ont pas eu la force nécessaire de surmonter leur douleur, de voir plus loin que la bêtise de certaines personnes, alors que la vie peut être si belle par la suite. 

C'est un récit fort qui me marquera je pense un bon moment, car malheureusement dans le monde tel que nous le connaissons l’histoire d'Aurore et de son frère arrive encore trop souvent à de jeunes adolescents. Elle nous rappelle à tous de façon alarmante combien il est important de parler, d'avouer son mal être, avant de sombrer complètement.

Pour conclure:
Encore une fois un récit bouleversant, choquant et désarmant sur le même thème que Terminus Elicius, celui du désespoir et de la vengeance. Karine Giebel est décidément une des meilleurs auteure de thrillers que j'ai lu jusqu'à présent. Je conseille!

Ma note: 20/20. Un coup de coeur!

Retrouvez ce livre sur le site des Editions Belfond :

http://www.belfond.fr/livre/litterature-contemporaine/terminus-elicius-karine-giebel

samedi 22 octobre 2016


Nujeen: l'incroyable périple.
Nujeen Mustafa.
Editions Harper Collins.
280 pages.

Résumé:

En 2015, Fergal Keane, journaliste à la BBC, repère dans la foule des migrants une adolescente en fauteuil roulant. Emu et admiratif devant tant de cran, il recueille son témoignage. Aussitôt, les medias et les réseaux sociaux s’enflamment… Avec la collaboration de Christian Lamb, Nujeen raconte comment elle a trouvé le courage de s’engager dans ce dangereux périple de 6 000 kilomètres, depuis la Syrie jusqu’à l’Allemagne en passant par la Grèce et la Hongrie… Un récit porté par l’incroyable détermination de Nujeen et le principe auquel elle n’a pas dérogé : ne jamais être une victime.

Mon avis:

Au vue de l'exode considérable des réfugiés que connaît le monde ces dernières années, je pense qu'il est important de s'informer sur ce qui se passe au  Moyen-Orient, et par conséquent du sort de ses habitants, qui n'ont pas d'autres choix que de fuir la guerre qui fait rage dans leurs pays. Je remercie donc beaucoup Babelio et les Editions Harper Collins pour ce partenariat.