jeudi 19 mai 2016

Le jour où Anita envoya tout balader.
Katarina Bivald.
Editions Denoël.
459 pages.

Résumé:


Anita a 38 ans et élève seule sa fille Emma qui a 18 ans et décide un beau jour de partir faire ses études loin de sa mère. Anita ressent un grand vide, elle a beaucoup de temps libre, les week-ends sont tristes. Elle se souvient de ses 18 ans et des trois vÅ“ux qu'elle avait faits : avoir une moto, avoir une maison et être indépendante. Elle est indépendante, certes, mais pour ce qui est des deux autres vÅ“ux… Elle décide de passer son permis moto, encouragée par ses deux bonnes copines… et par le physique irrésistible de Lukas, le moniteur de l'auto-école. Peu à peu, Anita va en apprendre beaucoup plus sur elle, sa fille et sa mère, tout en partageant fous-rires et soirées un peu arrosées avec ses copines.


Mon avis:


Depuis le grand succès de La bibliothèque des cœurs cabossés, j'avais très envie de découvrir la plume de Katarina Bivald. C'est une auteure qui a l'air décrire des romans un peu feel good, dans lesquels on se sent bien. Je remercie donc beaucoup les Editions Denoël pour m'avoir envoyé son dernier roman.


Et quel bonheur de lire ce livre. Katarina Bivald arrive à recréer un petit cocon familial qui est malheureusement sur le point d'être chamboulé par le départ de la fille d' Anita, Emma, qui quitte sa mère pour commencer ses études universitaires. 

C'est une intrigue qui concerne tous ceux qui ont ou auront des enfants et qui sont ou seront confronté à cet "abandon" qui est souvent difficile à vivre pour certains parents. Bien évidemment voir son enfant grandir, prendre son indépendance et quitter le nid remet en question pas mal de choses dans la vie d'une mère, le fait de se retrouver seule dans le cas d'Anita, de devoir apprendre à vivre différemment, de supporter la solitude, de savoir occuper son temps, de ne pas s'inquiéter pour son enfant, de prendre conscience aussi que le temps passe et que l'on vieillit indubitablement... C'est un sujet qui m'a touché parce que on se met facilement à la place d'Anita et on se rend compte que cela doit être dur à vivre, qu'il y a sans doute un temps d'adaptation, ce qu'elle va d'ailleurs tenter de faire du mieux qu'elle peut.

J'ai adoré cette femme dans toutes ses caractéristiques. Je l'ai trouvé très originale, très cool dans sa façon de vivre et d'élever Emma aussi. C'est une maman imparfaite mais courageuse, qui a élevé sa fille toute seule, qui a dû travailler dur pour qu'elle ne manque de rien, qui a mis sa vie amoureuse entre parenthèses pour se consacrer uniquement à elle. C'est un personnage haut en couleurs, très drôle, ambitieuse, loyale envers ses deux meilleures amies Pia et Nesrin, qui rêve de liberté et du grand amour. 

Elle a bien conscience qu'elle vie dans un trou paumé, qu'elle a un job qui ne fait pas rêver, mais cela ne l'arrête pas pour autant et c'est ce que j'ai aimé chez elle. Elle a depuis longtemps accepté sa vie telle qu'elle est, mais n'est pas contre quelques petits changements maintenant qu'elle va avoir du temps pour elle.

Je ne peux évidemment que vous recommander ce livre. Il est comme un doudou, tout mignon, réconfortant, on n'a pas envie de le lâcher. On le savoure page après page pour rester le plus longtemps possible dans cette ambiance du nord de l'Europe conviviale, avec des personnages attachants et émouvants. Pendant tout le roman on reste dans la petite ville de Skogahammar, dans un environnement assez restreint donc qui se compose en tout et pour tout de la maison d'Anita, de l' Extra-market où elle travaille, et du réchaud à alcool qui n'est autre que le surnom que les trois amies ont donné au bar où elles se retrouvent pour boire un verre de temps en temps. C'est sans doute ce qui donne cette impression chaleureuse, cocooning, de simplicité et d'authenticité au roman. C'est la vie telle qu'elle est tout simplement.


Pour conclure:

Un roman feel-good par excellence que j'ai aimé savourer de la première Ã  la dernière page. J'ai adoré le personnage d'Anita qui m'a touché dans sa manière de voir la vie sans sa fille, qui m'a fait rire aussi. J'ai aimé la suivre pas à pas, tenter de combler la solitude qui lui tombe un peu dessus du jour au lendemain, alors même qu'elle s'était préparée à cette éventualité. Un peu triste de l'avoir terminé mais au combien heureuse d'avoir encore un autre des romans de Katarina Bivald à lire dans ma Pal . En tout cas je vous conseille celui-ci absolument.

Ma note: 18/20.

5 commentaires:

  1. J'ai adoré La bibliothèque des cœurs cabossés :) J'aimerais beaucoup lire celui-ci !

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  2. Je dois le commencer incessamment sous peu et je suis ravie de lire cette chronique positive!

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  3. J'espère qu'il vous plaira aussi! Bonne lecture :-)

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  4. Olala je l'attends ce livre, depuis 2 mois, sérieusement dès que l'auteure en a parlé sur son insta, j'étais là "quoi ? Un autre livre d'elle" et quand j'ai vu la couverture de celui-ci, en français, je me suis dit "soit ça passe, soit ça casse alors je vais attendre les avis avant d'acheter".
    Et quand je lis ton ressenti, c'est une lecture exactement comme je le recherche donc parfait.
    Merci beaucoup pour ton avis, que j'ai lu un peu en diagonale pour ne pas trop en savoir hihi
    Gros bisous
    Emilie

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    1. T'inquiètes je n'ai rien révélé de plus que ce qu'en dit le résumé. Moi écoute c'était mon premier roman de l'auteure et j'ai bien envie de lire le premier maintenant!! bis

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