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jeudi 15 février 2018

Iboga.
Christian Blanchard.
Editions Belfond.
299 pages.
En librairie depuis le 25 janvier 2018.

Résumé:

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité... 28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ". Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour. Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille. Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir... Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l'avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier. Une fois, Max m'a dit quelque chose que j'ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu'il y aura des incohérences, des trucs qui n'iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut. J'ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J'ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée. Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois... Un homme trop jeune pour mourir.

Mon avis:

Ceux qui me suivent un peu savent que Karine Giebel fait partie de mes auteurs de thrillers préférés. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que les Editions Belfond m'ont fait parvenir ce roman que l'auteure elle-même qualifie de "vraie réussite". Je remercie donc la maison d'édition pour l'envoi de ce titre sans laquelle je serais sans doute passer à côté.

jeudi 14 décembre 2017

La disparue de Noël.
Rachel Abbott.
Editions Belfond.
465 pages.
En librairie depuis le 2 novembre 2017.

Résumé:

En Angleterre, de nos jours. Emma le sait, il est des passés qui ne s'oublient pas. Mariée à David, directeur de banque traumatisé par la mort de sa première épouse et l'inexplicable disparition de sa fille Natasha la veille de Noël, six ans plus tôt, la jeune femme a appris à vivre avec les drames. Mais l'arrivée d'Ollie, leur fils de dix-huit mois, semble avoir redonné le sourire à David et renforcé leur couple. La promesse de jours meilleurs semble enfin possible... Mais le monde d'Emma se fissure lorsqu'une jeune fille apparaît un jour dans sa cuisine. Natasha. Alors que David est en joie, Emma, elle, s'interroge : où était-elle toutes ces années ? Comment l'intégrer dans leur vie de famille idéale ? Et pourquoi ce sentiment que l'adolescente pourrait représenter une menace pour elle et pour son bébé ? Que cache la disparue de Noël ?

Mon avis:

J'ai constaté que parmi les parutions littéraires 2017 de la collection Le Cercle Belfond il y a eu finalement peu de thrillers. Je suis donc ravie qu'ils en aient édité un en novembre dernier car c'est un genre en générale que j'apprécie. De plus Rachel Abbott est une auteure que je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire, j'étais donc très enthousiaste à l'idée de découvrir sa plume avec La disparue de Noël. Je remercie ainsi les Editions Belfond pour l'envoi de ce titre.

samedi 16 septembre 2017

Les morsures de l'ombre.
Karine Giebel.
Editions Pocket.
279 pages.

Résumé:

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

Mon avis:

Comme cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de thriller j'avais très envie de partir à nouveau vers ce genre que j'affectionne pourtant beaucoup. C'est tout naturellement que je me suis tournée vers Karine Giebel que j'ai découvert l'année dernière avec De Force et qui ne cesse de me surprendre roman après roman. J'avais entendu de très bons échos concernant Les morsures de l'ombre qui est souvent perçu comme l'un des meilleurs, je n'ai donc pas hésité longtemps à me plonger dedans. 

mardi 18 juillet 2017

Le dernier péché.
Rebecka Aldén.
Editions Denoël.
364 pages.
En librairie depuis le 1 juin 2017.

Résumé:

Vous pensiez qu'il n'existait que sept péchés capitaux? Voici le huitième, et il est redoutable… Brillante auteure et conférencière, Nora sait convaincre son public que le bonheur et la réussite sont à la portée de chacun, pour peu que l’on s’en donne la peine. Ce bonheur, elle a décidé de le construire après son accident, survenu dix ans plus tôt lorsqu’elle est tombée du septième étage et a miraculeusement survécu. Elle vit à présent avec son mari, Frank, qui est aussi son agent, et leurs deux enfants, dans un quartier résidentiel cossu. Une fois par an, Nora organise pour tout le voisinage une somptueuse fête où elle joue à merveille son rôle d'hôtesse. Mais ce tableau idyllique est un jour bousculé par l’arrivée de Klara, qui s’installe dans la maison d’en face. Alors que Nora s’attaque à son prochain best-seller – un roman sur les sept péchés capitaux –, Klara se montre une voisine de plus en plus présente. Charmante et gaie, elle séduit tout le monde. Seule Nora ressent un profond malaise. Petit à petit, des fragments de son passé lui reviennent et un soupçon se met à la hanter : et si cette chute, dix ans plus tôt, n’avait pas été accidentelle?

Mon avis:

Le dernier péché est un thriller que j'avais repéré parmi les dernières parutions des Editions Denoël tant il me faisait penser à la duologie de Barbara Abel Dernière la haine et Après la fin que j'avais adoré. Je remercie donc beaucoup la maison d'édition de me l'avoir fait parvenir.

mardi 21 mars 2017

Un ange brûle.
Tawni O'Dell.
Editions Belfond.
344 pages.
En librairie depuis le 2 février 2017.

Résumé:

Dove Carnahan n'est pas femme à se laisser déstabiliser. À bientôt cinquante ans, la chef de police d'une petite ville minière de Pennsylvanie a l'habitude des situations difficiles. Pourtant, devant le corps à demi-calciné de la jeune Camio Truly, Dove vacille. Issue d'une famille de rednecks versée dans l'alcool et les magouilles, l'adolescente était promise à un autre avenir : une bourse universitaire, une porte de sortie vers un monde meilleur. Un rêve soudain brisé. Dove prend l'affaire personnellement. Elle qui a dû se battre pour se sortir d'une enfance chaotique veut rendre justice à cette innocente. Après tout, sa propre famille n'est pas si différente des Truly. Au même moment, un homme est remis en liberté après trente-cinq ans passés sous les verrous. Pour Dove, pour les siens, c'est le souvenir d'un indicible drame qui ressurgit. Peut-on jamais tourner le dos à son passé, à sa famille ?

Mon avis:

J’apercevais souvent les romans de Tawni O'Dell en librairie mais je n'avais jamais osé franchir le pas, sans vraiment savoir pourquoi. Lorsque j'ai vu que son nouveau roman était un thriller, en tant qu'amatrice du genre je n'ai pas longtemps hésité. Merci donc aux Editions Belfond pour l'envoi de ce titre.

mardi 7 mars 2017

Profil bas.
Liz Nugent.
Editions Denoël.
385 pages.
En librairie depuis le 2 février 2017.

Résumé:

«Mon mari n’avait pas l’intention de tuer Annie Doyle, mais cette petite menteuse l’avait bien cherché.» Lydia vit dans une superbe demeure dublinoise avec son mari, le très respectable juge Fitzsimons, et leur fils adolescent. Ils forment une famille unie et heureuse. Il manque juste un petit quelque chose pour que le bonheur de Lydia soit total… et ce petit quelque chose, elle est prête à tout pour l’obtenir. Même à tuer?

Mon avis:

J'ai découvert ce roman sur le site des Editions Denoël. Je ne connaissais pas du tout cette auteure mais son résumé totalement fou m'a tout de suite donné envie de le découvrir, car j'ai bien senti qu'il pouvait me plaire. Je remercie donc la maison d'Editions pour l'envoi de ce titre.

mardi 28 février 2017

Personne n'a oublié.
Stéphanie Exbrayat.
Editions Terra Nova.
268 pages.
En librairie depuis le 1er février 2017.

Résumé:


Sam, huit ans, tombe du haut d’une grange et meurt le crâne fracassé. Pour Colette, sa mère, impossible de croire à un accident. Elle soupçonne François, son mari, un homme violent et secret, de ne pas être étranger au drame. Dix ans auparavant, Colette, enceinte d’un autre homme, a été contrainte de l’épouser. Dès lors, son mari a imposé la terreur et la tyrannie au sein de leur foyer. Bravant la violence de cet homme, Colette s’engage dans une dangereuse quête de vérité. Quel rôle a-t-il joué dans la mort de Sam ? Et quel est ce trouble passé que François semble vouloir cacher à tout prix ? Au cœur de ce petit village du Morvan, les esprits s’échauffent et les tensions remontant à la guerre atteignent leur paroxysme. Le village bruisse de rumeurs et de douloureux secrets ne tardent pas à resurgir… Quand la mort d’un enfant fait resurgir les secrets d’un village…

Mon avis:

J'ai repéré ce roman par hasard en navigant sur le site des Editions Terra Nova. Cette jolie couverture enfantine suggérant un drame terrible m'a tout de suite intrigué, et le résumé si tragique m'a convaincu qu'il avait tout pour me plaire. Merci donc à la maison d'édition et plus particulièrement à Sebastien pour l'envoi de ce titre.

lundi 13 février 2017

Mascarade.
Ray Celestin.
Editions Le Cherche Midi.
566 pages.

Résumé:

1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans ce contexte trouble qu’une femme appartenant à l’une des plus riches dynasties de la ville fait appel à l’agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman, Louis Armstrong, vont se charger des investigations. Au même moment, le corps d’un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête. Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d’Al Capone et de la contrebande d’alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n’hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue. Jazz, mafia, tensions raciales et meurtres inexpliqués, après Carnaval, nous retrouvons dans ce thriller passionnant, inspiré de faits réels, le cocktail explosif qui fait la signature de Ray Celestin.

Mon avis:

J'avais découvert Ray Celestin il y deux ans avec son thriller historique Carnaval que j'avais beaucoup aimé, c'est donc tout naturellement que j'ai accepté de recevoir son tout dernier roman Mascarade. Je remercie donc les éditions Le Cherche Midi pour l'envoi de ce titre. 

samedi 4 février 2017

La fille d'avant.
JP. Delaney.
Editions Mazarine.
428 pages.

Résumé:

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

dimanche 18 décembre 2016

Si c'était à refaire.
Marc Levy.
Editions Robert Laffont.
422 pages.

Résumé:

Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l'Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s'effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012... Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu'au dénouement...à couper le souffle.

Mon avis:

J'ai lu énormément de romans de Marc Levy, mais j'ai un avis plutôt mitigé concernant cet auteur car certains m'ont déçu. Cependant les résumés de ses livres me plaisent toujours et je me laisse au final à chaque fois tenter par une de ses œuvres. 

Effectivement, j'ai lu les 100 premières pages à une vitesse folle parce que l'intrigue mêle dès le début à la fois des moments d'émotions intenses et un suspens qui nous pousse à en savoir plus. 
J'ai été complètement charmée par le coup de foudre d'Andrew et Valérie qui se rencontrent par hasard alors qu'ils ne se sont pas revus depuis le lycée. Je trouve que Marc Levy a une façon assez romantique d'aborder les histoires d'amour, elles vous mettent toujours des étoiles plein les yeux. J'ai beaucoup aimé également l'incertitude complète que l'auteur provoque chez le lecteur en ce qui concerne l'agresseur d'Andrew. On ne peut pas savoir qui lui en veut véritablement puisqu'il semble susciter la jalousie autour de lui, et en même temps il semble avoir des choses à se reprocher. 

Et justement c'est un trait de caractère que j'ai eu du mal à apprécier chez Andrew. Alors que j'ai beaucoup aimé les passages pendant lesquels il mène son enquête, j'ai par contre détesté le voir draguer et tromper sa future femme à tout bout de champ. En ce sens je n'ai pas réussi à complémentent m'attacher à lui. J'ai beaucoup plus aimé son meilleur ami Simon qui avec son petit côté célibataire et dragueur invétéré m'a beaucoup fait rire. Sa loyauté envers Andrew, son côté insouciant m'a souvent permis de souffler et de prendre du recul face à un scénario au final assez complexe.

Car comment vous exprimer mon incompréhension totale face à cette fin? J'ai été déçue de la révélation finale et en même temps je ne l'ai clairement pas comprise. Si j'ai aimé que l'auteur se base sur un fait historique comme fil conducteur de son histoire et toute l'intrigue en elle même qu'il y a derrière, je n'ai en revanche pas compris l’intérêt du retour en arrière dans la vie d'Andrew. Une touche de paranormal qui n'est à mon sens pas bien maîtrisée, et qui pour ma part m'a laissé dans le flou total. Je n'ai pas compris comment tout cela avait été possible. Où est la part de réalité et celle de rêve ? D'autant plus que l'avenir d'Andrew reste complètement incertain.

Pour conclure:
Un roman qui m'a conquise dès les premières pages, avec à la fois des passages émotionnellement forts et de suspens intense, mais qui m'a complètement dérouté et perdu à la fin. Un côté surnaturel pas particulièrement nécessaire dans ce roman qui aurait pu être tout simplement un très bon thriller, car le sujet principal est vraiment passionnant. Dommage.

Ma note: 12/20.

mardi 29 novembre 2016

Terminus Elicius.
Karine Giebel.
Editions Belfond.
291 pages.

Résumé:

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La résolution, peut-être, de cette ffaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...

Mon avis:

Terminus Elicius est le second roman de Karine Giebel que je lis puisque j'avais déjà pu découvrir l'auteure avec De force son dernier livre paru également aux Editions Belfond début 2016 et pour lequel j'avais eu un vrai coup de cœur. Je les remercie donc encore une fois pour l'envoi de celui-ci.

Je savais que Terminus Elicius était le tout premier roman de l'auteure, je ne m'attendais donc pas à ce qu'il soit forcement aussi bien construit et aussi aboutit que De force, car souvent la plume d'un auteur évolue et surtout s'améliore par rapport à leur tout premier écrit. Et bien pour tout vous dire j'ai été agréablement surprise de constater avec quelle facilité j'ai été  happée par cette histoire. A travers ce tout premier roman on aperçoit déjà l'oeuvre d'un écrivain de talent, une auteure de thrillers unique et incomparable, qui mène avec brio et subtilité ses intrigues, qui vous font douter jusqu'à la dernière page. Que dire de ce scénario si ce n'est qu'il est complètement fou. Ce qui arrive à Jeanne parait invraisemblable, mais au final est-ce si impensable que cela? Elle qui tous les jours a le même rituel, se lève et prend les transports en commun à la même heure, s'assoit toujours à la même place. Jeanne est une jeune femme solitaire, et prévisible, une proie facile finalement pour tous criminels qui se respectent. 

Outre une intrigue prenante, le personnage de Jeanne est fascinant. Le lecteur la perçoit surtout au début du roman comme une vieille fille de 28 ans, qui vit encore chez sa mère, qui a raté sa vocation, qui n'a pas de petit ami mais qui est amoureuse de son patron, qui ne vit qu'à travers ses rêves et ses fantasmes, qui manque cruellement de confiance en elle, qui est timide et discrète, comme transparente aux yeux du monde, qui mène une vie sage et bien rangée, qui fait toujours les mêmes choses, a toujours les mêmes habitudes, et qui souffre de tocs. Et puis, au fur et à mesure on comprend que c'est un personnage bien plus complexe que cela, car elle a un comportement de plus en plus étrange, elle est toujours sur le qui vive, a toujours peur de tout et des autres surtout. On sent qu'il s'est passé un événement tragique dans la vie de cette femme qui l'a détruite, et à cause duquel elle est un peu dérangée depuis.

Karine Giebel a vraiment le don de créer des personnages d'une force psychologique incroyable, des êtres sombres, écorchés, sur le point de craquer à tout moment, qui nous font peur, mais qui en même temps nous fascinent. J'ai adoré la complexité du caractère de Jeanne qui est à la fois imprévisible mais tout à fait compréhensible. Tout au long du roman elle va être partagée entre le désir qu'elle éprouve pour cet homme qui s'intéresse à elle, l'empathie, car malgré les horreurs qu'il commet elle ne peut s'empêcher d'essayer de comprendre ses actes abominables, mais aussi la culpabilité face aux sentiments naissants qu'elle ressent peu à peu pour ce meurtrier.

Avec Terminus Elicius l'auteure rentre vraiment dans la tête d'un assassin, elle cerne vraiment à mon sens la psychologie d'un tueur en série, et arrive même à le faire passer pour la victime finalement. On est vraiment ici dans une ambiance de tension croissante, d'angoisse perpétuelle. On soupçonne à la fois tout le monde et personne, parce qu'il est impossible de savoir réellement qui est ce fameux Elicius, comme il est impossible de comprendre réellement la personnalité de Jeanne, car tout est flou, l'auteure nous fait douter jusqu'au bout. Comment va t-elle gérer cette correspondance macabre? Que va t-elle faire? Le dénoncer? Rentrer dans son jeu? Et lui, qui est-il? Quelles sont ses intentions? Autant de questions qui nous tenaillent tout au long du roman et qui nous poussent à connaitre le fin mot de l’histoire.

Pour conclure:
Un premier roman mené avec brio qui nous prouve qu'à l'époque de sa sortie, Karine Giebel était déjà destinée à être une auteure de thrillers à succès. Des personnages insaisissables, complexes et torturés, un rythme lent, mais une ambiance sombre, oppressante et sans cesse grandissante. A lire.


 Aurore.
Karine Giebel.
Editions Belfond.
40 pages.

Résumé:

Dimanche 8 mai, 22h30.
Devant moi, une feuille blanche. Un cahier entier de feuilles blanches. Comme autant de possibilités. Autant de mains auxquelles me raccrocher pour éviter la chute, peut-être. Ce soir, j'ai décidé d'écrire tout ce que j'avais à dire. Tout ce que mon cœur, énorme mais si fragile, ne peut plus contenir. Ce soir, m'ouvrir les veines et noircir ces pages avec mon sang.
Aurore est sur le point de fêter ses 18 ans. A un âge où on a la vie devant soit et tout pour être heureux, Aurore elle voit la vie en noir. 


Mon avis:

Je ne suis pas du tout en temps normal adepte des nouvelles. A peine le temps de s'imprégner de l'histoire que l'on tourne déjà la dernière page.J'ai très souvent une impression d'inachevée, je reste sur ma fin, et je suis donc toujours déçue.

Hors, celle-ci m'a chamboulé. L'intrigue est comme précédemment très sombre, très triste aussi, les personnages sont plein de colère, de désespoir, elle m'a fait l'effet d'un coup de poing. En à peine quarante pages, Karine Giebel nous démontre à quel point l'humain peut être méchant, notamment à l'adolescence, où tout est prétexte aux moqueries de l'autre. C'est ce que vont subir de deux manières différentes Aurore et son jeune frère Alban dans leur lycée.

J'ai été profondément touchée par la détresse de ces deux adolescents qui n'ont commis qu'une faute celle d'être trop naïf ou différent. J'ai terminé cette nouvelle les larmes aux yeux car elle se termine de la pire des manière, mais aussi d'une certaine façon en colère contre ces deux jeunes qui n'ont pas eu la force nécessaire de surmonter leur douleur, de voir plus loin que la bêtise de certaines personnes, alors que la vie peut être si belle par la suite. 

C'est un récit fort qui me marquera je pense un bon moment, car malheureusement dans le monde tel que nous le connaissons l’histoire d'Aurore et de son frère arrive encore trop souvent à de jeunes adolescents. Elle nous rappelle à tous de façon alarmante combien il est important de parler, d'avouer son mal être, avant de sombrer complètement.

Pour conclure:
Encore une fois un récit bouleversant, choquant et désarmant sur le même thème que Terminus Elicius, celui du désespoir et de la vengeance. Karine Giebel est décidément une des meilleurs auteure de thrillers que j'ai lu jusqu'à présent. Je conseille!

Ma note: 20/20. Un coup de coeur!

Retrouvez ce livre sur le site des Editions Belfond :

http://www.belfond.fr/livre/litterature-contemporaine/terminus-elicius-karine-giebel

jeudi 3 novembre 2016

Dans l'île.
Thomas Rydahl.
Editions Belfond.
508 pages.

Résumé:

Sur l'île de Fuerteventura écrasée de chaleur et de vent, un premier roman palpitant, l'histoire d'un antihéros aussi bourru que sensible, bien décidé à faire régner la justice dans un microcosme gangrené par la corruption. Son nom est Erhard mais tout le monde l'appelle « l'Ermite ». Il a la soixantaine, il est danois et a quitté femme et enfants pour s'exiler à Fuerteventura, au large de l'Espagne. Le jour, il fait le taxi, accorde des pianos et lit beaucoup. La nuit, il rejoint Raúl et Beatriz, un couple d'amis, pour se soûler au lumumba, ce cocktail rhum-chocolat qui lui fait souvent perdre la tête. Une vie d'ermite bien tranquille, en somme. Jusqu'à ce terrible fait divers : sur Cotillo Beach, le corps d'un bébé est retrouvé dans une voiture abandonnée. Curieusement, la police se désintéresse rapidement de l'affaire. Erhard, lui, décide de lancer son enquête, à l'ancienne, sans ordinateur ni téléphone portable. Et chaque nouvelle piste semble révéler un nouveau secret... Quand il retrouve Beatriz battue à mort, il comprend qu'il a mis le pied dans un engrenage fatal. Mais pour découvrir la vérité, l'Ermite est prêt à tout, quitte à faire voler en éclats la quiétude de l'île...

Mon avis:

Amatrice de thrillers, j'étais évidemment ravie de découvrir celui-ci dans ma boîte aux lettres, d'autant plus que le résumé au dos du livre m'intriguait beaucoup, et qu'il a à priori reçu de nombreux prix littéraires comme le Danish Literary Debutant Prize en 2014 ou le National Danish Crime and Thriller Prize en 2015. Je remercie donc les Editions Belfond pour cet envoi.

Malheureusement je n'ai pas été totalement convaincu par ce roman noir. L'intrigue de départ était pourtant captivante, mais l'ensemble a manqué selon moi de dynamisme. Tout est beaucoup trop long à se mettre en place et il y a peu de péripéties. Je pense qu'il aurait mérité d'avoir cent à deux cent pages de moins, car à mon sens l'auteur nous abreuve souvent de détails sans importance qui n'ont rien à voir avec l'intrigue de départ, et qui pour ma part m'ont ennuyés, voir même, m'ont fait perdre le fil de l’enquête menée par Erhard. Cependant, même si mon intérêt pour l'histoire c'était essoufflé depuis un bon moment déjà, j'ai apprécié que les révélations et les rebondissements s’enchaînent dans les dernières pages. Le dénouement final de cette sordide affaire m'a beaucoup plu également car je l'ai trouvé assez originale, je ne m'attendais pas à cette fin là, d'autant plus que deux intrigues se recoupent, ce qui a clairement permis d'améliorer mon avis général sur ce roman.

De plus, je n'ai pas été séduite par la plume de Thomas Rydahl. Ici, on ne sait pas qui est le narrateur, puisqu'il dit "il" pour parler de Erhard, comme si c'était une personne extérieur qui voyait tout, créant ainsi à mon sens une certaine distance entre le lecteur et les personnages. Je n'ai pas non plus apprécié l'emploi à répétition du mot fuck utilisé par les habitants de l'île lorsqu'ils s’adressent à Erhard. Un mot assez grossier dont je ne jugeais pas l’utilisation nécessaire à la compréhension de la personnalité des personnages. Je n'ai pas tellement compris l’intérêt de ce genre de langage, j'ai plutôt trouvé cela lourd à la lecture.

Malgré un récit peu captivant j'ai beaucoup aimé le protagoniste principal, à savoir Erhard. Sous ses airs de vieux garçon un peu rustre se cache un cœur d'or. C'est un homme qui vit seul depuis de nombreuses années, et qui on le sent est en manque d'affection. C'est également un homme bon, honnête, compréhensif et toujours prêt à rendre service ou à défendre ses collègues de travail. Alors lorsqu'il apprend que le meurtre d'un nourrisson va être classé sans suite, il décide de s'intéresser d'un peu plus prêt à cette affaire. J'ai beaucoup aimé le caractère de ce personnage qui même si parfois est un peu vulgaire, est terriblement attachant. La façon dont il lutte contre les injustices, sa fidélité concernant ses amis et notamment envers Béatriz qu'il ne laisse jamais tomber au risque de se voir impliquer dans des affaires louches et dangereuses, m'a beaucoup touché.

Je regrette par contre que nous n'ayons pas eu plus de détails sur sa vie personnelle, notamment sur son passé familiale. On apprend qu' Erhard a quitté quelques années auparavant le Danemark où il habitait avec sa femme et leur enfant, et qu'il leur envoie de l'argent tous les mois, mais nous n'en savons pas plus concernant les raisons qui l'ont poussées à le faire. Un comportement qui, qui plus est, semble être en total contradiction avec sa personnalité et sa morale.

Pour conclure:
Dans l'île est le premier roman de Thomas Rydahl, ceci explique aussi peut-être les nombreux défauts que je reproche à ce livre, à savoir beaucoup de longueurs et un manque de rebondissements. J'ai par contre beaucoup aimé Erhard qui lutte avec acharnement contre la corruption, et tente coûte que coûte de rétablir la vérité sur la mort tragique de ce petit garçon, quitte à mettre sa propre vie en danger. Un livre qui conviendra surement aux amateurs de romans noirs, mais qui risque de décevoir ceux qui comme moi aiment et recherchent l'action dans ce genre de romans.

Ma note: 11/20.

vendredi 30 septembre 2016

La fille de Brooklyn.
Guillaume Musso.
Editions XO.
464 pages.

Résumé:

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? » Vous auriez répondu quoi, vous ? Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire. Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo. – C’est moi qui ai fait ça. Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours. Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu. Et depuis, je la cherche.

Mon avis:

Je suis Guillaume Musso depuis le début, j'ai lu pratiquement tous ses romans mise à part L'instant présent qui est encore dans ma pile à lire, et je dois dire que j'apprécie de plus en plus ses écrits. Je trouve qu'il a un réel talent pour les thrillers. Ayant une véritable fascination pour les Etats-Unis et plus particulièrement pour la ville de New-York, j'étais bien évidemment pressée de lire La fille de Brooklyn. Je remercie donc mon conjoint pour me l'avoir offert pour mon anniversaire en juin.

Encore une fois l'auteur signe un très bon thriller qui suscite notre intérêt dès le premier chapitre, puisque l'on découvre qu'Anna, la future femme de Raphaël cache un très lourd secret, et qu'après avoir décidé de tout lui avouer, elle disparaît subitement. Au fil des pages on va donc suivre les investigations que va mener Raphaël qui est bien décidé à tout entreprendre pour la retrouver, aidé de son ami Marc Carabec, ancien flic à la retraite. Comme à son habitude Musso nous entraîne dans une histoire lugubre, ombreuse, avec des personnages au lourd passé. Raphaël et Marc vont être entraînés malgré eux dans une enquête complexe, avec des rebondissements sur plusieurs années qui s'entrecroisent  et qui finalement petit à petit s'imbriquent les uns dans les autres, jusqu'à nous permettre de comprendre réellement qui est véritablement Anna. Il y a énormément de personnages, énormément de faits passés dont il faut se souvenir tout au long du livre, c'est donc assez dense et compliqué à suivre. Je pense qu'il ne faut pas effectuer de grandes poses à la lecture de ce roman, sinon on peut vite être perdu. Il y a des passages comme d’habitude magnifiques, très poignants, des morts très violentes mais aussi très émouvantes, qui m'ont mis les larmes aux yeux. J'ai adoré également tous les passages concernant évidemment New-York et plus particulièrement ici Brooklyn. On voit que Guillaume Musso adore cette ville, qu'il y a vécut, qu'il la connait par cœur, et il arrive très bien à nous en décrire toute la beauté.

Les personnages sont très marquants, très caractériels. J'ai adoré Raphaël, qui est un homme qui a eu le cœur brisé par son ancienne compagne qui l'a abandonné avec son petit garçon Théo. Depuis ce jour il l'élevait seul, jusqu'à sa rencontre avec Anna six mois plus tôt. C'est un homme courageux, qui a su se relever de ses blessures, qui est très proche de son fils, c'est un papa poule et un homme très compréhensif finalement, car malgré ce qu'Anna lui a révélé, il cherche à la comprendre et ne la laisse pas tomber. C'est également un écrivain à succès, et il m'a beaucoup fait penser à Guillaume Musso. Je pense qu'il a mis inconsciemment ou non beaucoup de lui dans ce personnage. Lorsque Raphaël nous parle de ses habitudes d'écrivain, de ses réactions face à ses fans, on ne peut que s'imaginer que c'est l'auteur qui parle. Marc quant à lui est un peu plus mystérieux, un peu plus bourru, mais avec un grand cœur. C'est un gros nounours. Il parait dur et impressionnant, mais en réalité c'est un cœur tendre, surtout vis à vis du petit Théo dont il s'occupe très souvent, et leur complicité est évidente.

J'ai lu ce roman en trois jours, malgré ses presque 500 pages parce qu'il est tout bonnement impossible de le lâcher avant de savoir le fin mot de l'histoire. On ne voit pas les pages défiler, le rythme est soutenu, les rebondissements s'enchaînent. C'est simple, on lit ce livre comme on regarde un film d'action de Tarentino. On passe par toutes sortes d'émotions, de l'angoisse à l'horreur, en passant par les larmes. Habituellement l'auteur nous réserve toujours un rebondissement énorme dans les dernières pages, qui nous laisse sans voix. C'est encore une fois le cas ici, sauf que cela n'a pas vraiment fonctionné sur moi, car j'avais un peu deviné la fin. On apprend une révélation tonitruante sur un des personnages, que j'avais plus au moins cerné depuis un bon moment, donc je n'est pas été surprise comme j'aurais dû l'être, mais c'est peut-être aussi parce que je commence à bien connaitre Guillaume Musso, et ses intentions, celles de retourner le lecteur et de l'impressionner jusqu'au bout.

Pour conclure:
Un thriller encore une fois addictif, bourré de suspens, d'action, de rebondissements qui s'entrecroisent sur plusieurs années, avec de nombreux personnages tous plus mystérieux les uns que les autres. Tout ceci dans une ambiance sombre, glauque, mais non dénuée d'émotions. Même si j'avais en partie découvert la fin, on ne peut évidemment pas lâcher ce roman avant de découvrir qui est cette fameuse fille de Brooklyn. A lire!

Ma note: 17/20.

jeudi 18 août 2016

Là où elle repose.
Kimberly McCreight.
Editions Le Cherche Midi.
409 pages.

Résumé:

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

Mon avis:

J'ai découvert Kimberley McCreight l'été dernier avec Amélia que j'avais adoré. C'est donc avec une grande impatience que j'attendais son deuxième roman tout juste paru aux Editions Le Cherche Midi que je remercie d'ailleurs beaucoup pour m'avoir permis de le lire en avant première. 

Dès les premières pages nous sommes directement plongés dans une ambiance sinistre et pesante, puisque le corps du nourrisson est découvert dès le premier chapitre. On est tout de suite sur le qui-vive, on ressent la tension, la peur et la méfiance des habitants de la petite ville de Ridgedale, qui vont vite commencer à émettre des hypothèses sordides, se soupçonner et s'accuser les uns les autres, notamment en déversant des flots de haine sur le site des informations locales sur lequel Molly, chargée de l'enquête, travaille. 

C'est un personnage qui a su me toucher par le drame qu'elle a subi, la perte de son deuxième enfant, mais surtout parce qu'elle essaie coûte que coûte de refaire surface et de vivre comme avant notamment pour sa fille et pour son mari. Même si nous ne pouvons pas réellement comprendre ce qu'elle ressent, on peut néanmoins imaginer sa douleur. On assiste d'ailleurs à ses entretiens avec une psychologue juste après cette épreuve et on se rend compte alors de ce qu'elle a enduré, à qu'elle point elle souffre et culpabilise. Cette affaire, même si elle ravive de profondes blessures est peut-être enfin l'occasion pour elle de tourner la page. 

Malheureusement nous ne suivons pas d'enquête menée par des fonctionnaires de police, et du coup petit à petit mon intérêt s'est essoufflé. Molly interview les habitants pour les besoins de ses articles, mais j'ai trouvé que cela manquait peut-être un peu de dynamisme, il n'y avait pas d'indices, de découvertes fracassantes pour que l'on puisse commencer à émettre des hypothèses quant au tueur, ou à l'identité de la mère du bébé. Au contraire, j'ai été un peu perdue à un moment donné dans le roman car l'auteure met en place un schéma narratif complexe. En effet, les chapitres alternent passé et présent et plusieurs personnages féminins différents au passé ou à la vie familiale compliqué, sans que nous sachions si il y a un lien entre eux. 

Finalement, à un peu plus de la moitié du roman on commence enfin à comprendre certaines choses et à faire le lien entre les différents personnages. Je ne m'attendais pas à la révélation finale. Elle est simple mais j'ai été assez surprise, car on se rend compte que l'auteure cherchait depuis le début à nous emmener sur une fausse piste.

Pour conclure: 
Un thriller qui traîne un peu en longueur, avec des retours dans le passé et  beaucoup de personnages complexes et torturés, mais une fin assez surprenante. Même si j'ai un peu moins aimé que le précédent, Là où elle repose se lit tout aussi rapidement que Amélia son premier roman, car la plume de Kimberley McCreight est toujours aussi addictive. 

Ma note: 14/20.

jeudi 4 août 2016

Après la fin.
Barbara Abel.
Editions Pocket.
348 pages.

Attention ne pas lire ce qui suit si vous n'avez pas lu le premier tome Derrière la haine!

Résumé:


Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 

Mon avis:

Après avoir eu un énorme coup de cœur pour Derrière la haine au début du mois de juillet, je n'ai pas pu attendre plus longtemps avant de lire la suite de ce diptyque.

J'avais un peu peur de ne pas apprécier autant Après la fin car on est souvent malheureusement déçu des suites, mais j'ai lu celui-ci en seulement une journée, preuve qu'il m'a autant captivé que le premier. On retrouve huit ans plus tard Sylvain et Tiphaine Geniot qui élèvent à présent Milo, le fils de leurs voisins et amis qu'ils ont assassiné froidement dans le but d'essayer de retrouver le bonheur familial qu'ils partageaient avant la mort de leur propre fils Maxime. Pourtant, malgré tous leurs efforts pour vivre normalement, une atmosphère pesante règne sur cette famille recomposée. Milo est distant et renfermé, Sylvain et Tiphaine quant à eux se sont de plus en plus éloignés depuis cette fameuse nuit où tout a basculé.

On sent d'ailleurs la fragilité psychologique de Tiphaine qui culpabilise et semble être sur le point de perdre la tête à tout moment. L'arrivée d'une nouvelle famille dans leur ancienne maison va faire remonter à la surface tous les mauvais souvenirs qu'elle avait essayé d'enfouir au plus profond d'elle même. Le personnage de Tiphaine est complètement fanatique, son caractère est de plus en plus sombre, elle est de plus en plus torturée. Mais derrière cette folie on ressent surtout la détresse d'une mère qui a perdu son fils et qui n'a jamais réussi à s'en remettre. Elle nous inspire à la fois de la peur, du mépris, mais aussi de la pitié, car ses actes abominables sont en réalité un appel au secours.

Elle n'est pourtant pas la seule à avoir deux visages et à commettre des erreurs qui vont être lourdes de conséquences dans cette suite, puisque Nora la femme qui a emménagé à côté a également ses propres soucis familiaux, qui vont malheureusement être liés indubitablement à ceux des Geniot. On retrouve cette ambiance toujours aussi pesante, la tension qui monte peu à peu, les disputes violentes et les manigances des personnages qui s’enchaînent à un rythme fou et qui vous poussent à lire le roman presque d'une traite.  La fin toutefois m'a un peu déçu. Encore beaucoup trop de questions restent en suspens, on ne sait pas ce que pensent ou deviennent certains des personnages et si la vérité éclate finalement au grand jour. 

Pour conclure:
Un thriller psychologique intense aussi prenant que le premier où la folie et la haine poussent les personnages à s'enfoncer encore plus dans les mensonges et les trahisons. Malgré une fin pour ma part au goût d'inachevé, je vous invite à lire ce diptyque à couper le souffle et à découvrir la plume de Barbara Abel qui manie l'angoisse et le suspens comme personne.

Ma note: 19/20.