jeudi 13 août 2015


Chantier.
Stephen KING.
Editions J'ai Lu.
413 pages.

Résumé:

Bart DAWES, 40 ans, marié, ayant perdu son unique enfant d'une leucémie, travaille depuis 20 ans dans une blanchisserie. Il contemple de son bureau l'avancée des travaux de l'autoroute 784 avec effroi. Il a reçu il y a peu de temps, une lettre d'expropriation pour cause d'utilité publique. Sa maison, ainsi que l’entreprise où il travaille, vont bientôt être détruits. Les voisins sont tous partis, seul Bart refuse et décide de se battre afin d'arrêter cette abomination. N'ayant bientôt plus rien à perdre, il va tout tenter.

Mon avis:

Ce roman de Stephen KING est bien différent de tous ceux que j'ai pu lire de lui jusqu'à présent. L'histoire, publiée sous le pseudonyme de Richard BACHMAN, est moins horrifique que ce qu'il a l'habitude d'écrire, même si à sa façon, celle-ci est malgré tout sombre et horrible.

On va suivre Bart DAWES qui est en colère contre les pouvoirs publiques, car ils ont décidé de faire passer une autoroute sur l'emplacement de sa maison et de l'entreprise où il travaille. Même si la blanchisserie, amenée à être délocalisée, le garde comme employé et qu'on lui propose une belle somme d'argent pour le rachat de son pavillon, il refuse d'abandonner ses souvenirs professionnels et familiales. D'autant plus que c'est ici qu'a grandit son fils, décédé d'une tumeur au cerveau.

Dès le début du livre, on le voit acheter des armes très dangereuses dans un magasin et on se doute tout de suite qu'il est un peu fou, schizophrène même, car il a une voix qui lui parle dans sa tête, un dénommé Freddy. On sent qu'il est sur le point d'élaborer un plan et qu'il est prêt à user de la force pour arriver à ses fins. Il va d'ailleurs se brouiller avec ses collègues et sa femme, qui ne le comprennent pas. On s'attend plus ou moins à une fin tragique, si les accorts entre lui et les autorités n'aboutissent pas.

Le livre est découpé en 3 grandes parties: novembre, décembre et janvier, divisées elles même en chapitres, qui sont les jours. Il va s'écouler 3 mois entre le début et la fin du livre, jusqu'au 20 janvier, date à laquelle il doit partir de sa maison. Son comportement va ainsi de plus en plus se dégrader, à mesure que cette échéance approche.

Je n'ai pas du tout apprécié son comportement, il est décrit dans le livre comme un homme de plus en plus aliéné, alcoolique, parano, car il croit que tout le monde lui en veut etc. Puis, au fil de la lecture, j'ai commencé à ressentir de la peine et de la pitié pour cet homme qu'on devine brisé par la perte de son fils unique. On se doute qu'il ne s'en ai jamais vraiment remis et on peut comprendre que son expulsion, la perte de son travail, de sa femme, en plus de ce deuil, lui ont fait perdre la tête.

J'ai beaucoup aimé le regard que porte Stephen KING sur l'importance de ces choses dans une vie. On a enlevé à Bart tout ce qui définit un être humain, à savoir sa maison, sa famille, son travail et comme il a déjà tout perdu il n'a plus rien d'autre à perdre. On voit que privé de tout ça, on est démuni et on a l'impression de n'être rien et de ne servir à rien.

Pour conclure:
J'ai moins aimé ce roman, j'ai été un peu déçu de ne pas retrouver ce côté horreur auquel nous avait habitué l'auteur.Malgré tout, c'est une histoire triste, où on en ressort un peu déprimé d'avoir côtoyé une personne désespérée, qui a des pensées négatives durant tout le livre.
Je le conseille tout de même pour cette démonstration du fonctionnement de l'esprit humain, de ce qui fait qu'on peut vite basculer dans la folie.

Ma note : 15/20.



2 commentaires:

  1. Sous le pseudonyme de Richard Bachman, il écrit du thriller ou SF. Beaucoup d'empathie pour ce personnage malgré tout.

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  2. Oui je me suis renseignée pour voir s'il avait écrit d'autres livres sous ce pseudo et il y en a d'autres apparemment. J'ai moins aimé que d'habitude mais on retrouve quand même sa patte, on sait que c'est lui!

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